Désolée pour tout ce retard. Je vois plus le bout de la pile de chose que j'ai à faire, c'est horrible. J'avais commencé à taper cet OS mais après j'ai été prise par le stage, les devoirs et tout le tralalala, donc j'ai baclé la fin ce soir... Ca se finit vite, trop vite =S Enfin bon, j'espère que c'est pas trop nul -___-"
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Elle.
Elle dans sa chambre, enfermée dedans depuis 20h.
Elle, ruminant ses pensées & essayant d'évacuer ses sentiments comme elle le pouvait.
Elle qui avait l'impression de détruire sa vie, tout comme elle se détruisait.
Elle qui se consumait à petit feu, sans s'en apercevoir, elle qui trouvait son existence dénuée de sens.
Une existence heureuse, une vie joyeuse jusqu'à présent. Du moins, c'était ce qu'elle croyait.
Car sa vie, c'est EUX.Elle releva la tête jusque là enfouie dans ses mains où étaient apparues des traces de maquillage noir & jeta un rapide coup d'½il au réveil.
1er septembre, 2h18.Quelle stupide coïncidence...
Il était une fois en Allemagne deux garçons admirés de toutes, ayant 18 ans un certain 1er septembre 2007...Elle soupira. Enfantillages, enfantillages, enfantillages ! Elle devait toujours associer chaque chose à Eux, leur trouver un rapport, un point commun, aussi infime soit-il. Chaque, idée, chaque geste, chaque parole, chaque mot... Tout revenait à Eux. Cette simple pensée la fit replonger le visage dans son oreiller.
Non, plus jamais.Des halètements. Elle se mit à pleurer. Elle pleurait. Elle pleurait pour évacuer, elle pleurait pour oublier. Mais oublier quoi, qui ? ...Eux ? Bien sûr qu'elle avait essayé, par tous les moyens même. Mais en vain. Impossible, impensable. Peut-être avait-elle eu trop confiance, trop confiance en Eux. Et elle avait été prise au piège, comme beaucoup d'autres avant elle - elle le savait -, elle avait été mise devant le fait accompli, devant la vérité si blessante & si dure à entendre.
Pourquoi.Pourquoi Eux. Pourquoi avoir à supporter ça. Pourquoi être obligée de subir ce supplice. Pourquoi le destin en avait-il décidé ainsi. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle croise leur route un jour. Pourquoi était-elle tombée sous le charme de ces jeunes venus du ciel - ou de l'enfer... Pourquoi les avait-elle aimé, pourquoi s'était-elle attachée à Eux. Pourquoi leur musique la berçait (la berce toujours ?), pourquoi sa vie se résume-t-elle à être fan. Pourquoi, mais dites-lui pourquoi à la fin.
Parce que c'est comme ça.On dit que le hasard fait bien les choses... Le hasard n'est-ce pas. Cela fait longtemps qu'elle n'y croit plus. Trop longtemps qu'elle se perd,
trop longtemps qu'elle s'est perdue. Trop longtemps qu'elle espère. L'espoir fait-il vivre ou mourir ? Peut-être les deux à la fois, qui sait. Peut-être a-t-on besoin de garder un brin d'espérance au fond de nous, pour mieux... pour avoir à mieux supporter la mort dit-on. Faux. Plus on espère, plus on souffre. On meurt donc dans la souffrance, le c½ur rongé par le désespoir. La vie après tout ne sert qu'à mourir ensuite. Alors pourquoi vit-on ? Parce que Dieu en a décidé ainsi ? Parce que nous sommes ses jouets, son passe-temps ?
Son ventre poussa soudain des hurlements de douleur. Une semaine qu'elle n'avait pas mangé, ou très peu. La faim était présente, elle lui creusait les entrailles jour & nuit, nuit & jour. Mais la simple idée de devoir avaler quelque chose lui donnait la nausée. Un calvaire de plus à supporter. Mais ce n'était rien comparé au dîner avec ses parents...
Le dîner, ou comment manger pour se vider l'estomac ensuite.Elle ne voulait pas se forcer, elle ne
pouvait pas. Et ses parents eux, ne voyaient rien, rien du tout. Ils ne se doutaient absolument pas de son mal-être, ils étaient aveugles, mais comment leur en vouloir. Tout bien réfléchi, ce serait encore pire si ils eurent su la vérité. Ils ne l'auraient plus lâchée. Ils l'auraient encore plus fait mal. Or, elle avait mal, trop mal. Et plus elle essayait de lutter contre ça, plus cette douleur revenait... Toujours plus puissante, toujours plus forte.
A quoi bon faire des efforts, si c'était pour qu'ils fussent gâchés ? Ils n'auraient servi à rien ni personne. Et puis des efforts, elle en avait suffisamment fait jusqu'ici. Alors stop.
Ses halètements de firent de plus en plus bruyants. Sa respiration elle, de plus en plus saccadée & irrégulière. Ses yeux s'embuèrent encore, son nez lui piqua encore, ses joues rougirent encore... Mais les larmes ne virent pas, ne virent plus. Elle était tout à coup comme bloquée, bloquée par on ne sait quelle malédiction sûrement. Enfin « malédiction », ça elle était au courant depuis pas mal de temps. Pour quelle raison n'arrivait-t-elle pas à évacuer toute cette immondice de douleur ? Il lui en restait au fond d'elle alors pourquoi ne sortait-elle pas ? Etait-elle une de ces filles qui ont un besoin permanent d'avoir une pointe de haine dans leur coeur pour vivre ? Etait-elle une de ces filles destinées à avoir mal tout le temps ?
Ne pas arriver à pleurer alors que c'est tout ce qu'il nous reste.D'un mouvement énervé, elle attrapa brutalement la télécommande de sa chaîne hi-fi et alluma l'appareil. Autant pleurer pour de bon, car elle le savait, son blocage passerait après
ça. Elle allait pouvoir tout lâcher, sans contraintes ni conséquences. Au pire si il y en avait des conséquences, elle s'en foutait. Elle inséra
Le CD & appuya onze fois sur le bouton '
suivant'.
« Allez-y, achevez moi maintenant ! », dit-elle dans un cri de rage, étouffé par cette boule qu'elle avait dans la gorge.
Premières paroles de la soirée. Elle appuya sur le bouton '
play' cette fois. La douzième chanson commença.
Guitare... De longs accords, si parfaitement bien enchaînés.
Une bouffée d'inspiration cachée par l'arrangement de la chanson & l'enregistrement en studio.
Puis une voix.
LA Voix. La Voix qui la transporte dans un autre monde, un monde où il n'y a qu'Elle & Eux, pour la vie... Für Immer.
Malgré sa colère, un frisson incontrôlable la parcourut quand elle
L'entendit. Elle sentit un courant d'air froid courir le long de son échine, se cacher dans son cou, & descendre le long de ses bras, faisant dresser ses poils & lui donnant la chair de poule. Cette réaction instinctive & automatique qui prouve bien qu'ils font partis d'elle ne fit que l'énerver encore plus. Elle se jeta sur son lit & hurla dans son oreiller tandis qu'Il chantait encore...
Du schreibst Hilfe mit deinem Blut
[Tu écris au secours avec ton sang]
Elle se leva d'un bond, les yeux rougis & les traces de crayon noir commençant à s'étaler son visage déformé par la fureur qui s'émanait d'elle.
« C'est ce que tu veux, Bill ? C'est ce que tu veux ?! »Elle se mit debout & se dirigea vers son bureau. Elle balança à travers la pièce toutes les affaires qui s'y trouvaient auparavant, peu importe la valeur de chaque objet, pour qu'il ne reste que sa trousse, d'où elle sortit un compas. Elle le prit brusquement, devenue inconsciente à cause de la colère & et de la tristesse qui la submergeaient. Elle saisit également une petite statuette de porcelaine qu'elle avait acheté un soir après un concert d'Eux. Elle se posta devant le miroir & regarda son reflet avec dégoût. Comment avait-elle pu en arriver là ? C'était vraiment elle qu'elle voyait là, se tenant debout dans la glace ? Quelle vie... Enfin 'vie' serait ici un bien grand mot. Elle avait comme un aspect... cadavérique et inhumain. Ses joues rougies et ses yeux bouffis lui faisaient de grosses tâches sur la peau & ses cernes étaient énormes. Non mais dans quel état s'était-elle mise. Comment ces quatre Etoiles avait pu la détruire ainsi ? Car oui, tout était de Leur faute. Car tout le monde le sait : tout est tellement plus facile quand on rejette la faute sur les autres...
Elle leva la main dans laquelle elle tenait la statuette & vit qu'elle tremblait. Elle ne pouvait plus s'arrêter. Ses spasmes augmentèrent d'intensité, & dans un hurlement de rage, elle balança la figurine contre le miroir, d'où il ne tarda pas à apparaître une énorme fissure qui partait en étoile.
Etoile... Cette pensée la fit enrager encore plus, si c'était possible. Elle ne fit pas attention à la pauvre statuette écrasée par terre, brisée en mille morceaux, seul souvenir de ce concert mémorable, & leva son autre main, où elle tenait le compas cette fois-ci. Elle approcha dangereusement la pointe vers son avant-bras & ferma les yeux, imprégnant son cerveau des paroles suivantes.
Ich will nicht störn und ich will auch nicht
[Je ne veux pas déranger & je ne veux pas non plus]
Zu lange bleiben
[Rester trop longtemps]
Il n'avait pas intérêt.
Dégage Bill. Ne reviens plus jamais.Combien de fois avait-elle écouté cette chanson, cette phrase, en pensant le contraire ? Que justement, elle espérait de tout son coeur qu'un jour Il serait avec elle, qu'Il pourrait rester, pour toujours... Combien de fois avait-elle pleuré en entendant cette Voix au point de se déshydrater ?
Mais c'était fini. Ce temps était révolu. Elle avait compris à présent. Et elle essayait tant bien que mal de se détacher d'Eux. Tout était terminé.
Es ist vorbei.
Ich bin da... Wenn du willst...
[Je suis là. Si tu veux.]
« Ta gueule Bill ! T'es jamais là quand on a besoin de toi ! cria-t-elle.
Toute façon, t'es jamais là tout court... »La pointe argentée vint érafler la peau de son avant-bras d'un coup sec, laissant une coupure à cet endroit. Un mince filet de sang coula le long de ce bras, comme s'il voulait à tout prix s'échapper de ce corps... Corps peut-être déjà sans vie ? Ce fil rouge s'allongeait de plus en plus & atteignait maintenant le poignet pour aller se réfugier dans la paume de la main, tandis que les traits de son visage à elle se tordaient sous la douleur. Mais qu'importait. La douleur physique fait tellement moins mal que la douleur intérieure.
La brûlure était néanmoins tellement forte, tellement puissante, qu'elle en vint à les oublier pendant un instant. Instant qu'elle regretta juste après. Car elle préférait souffrir plutôt que de penser à Eux. Mais tout bien réfléchi...
Ca revenait à la même chose non ?Alors la douleur était-elle son propre remède ? Fallait-il souffrir pour éviter de souffrir justement ? Serait-ce un cercle vicieux ?
Wenn du nach mir greifst dann halt ich dich
[Si tu tends la main vers moi je te soutiendrai]
Si seulement Il savait de ce qu'elle en pensait de son soutien... Pendant trop longtemps elle l'avait cherché. Pendant trop longtemps elle l'avait attendu, espéré encore & encore. Jamais elle ne l'a trouvé. Jamais elle ne l'a aperçu. Promesse non tenue. Pourquoi écrire des paroles fausses ? Pourquoi écrire une chanson si c'est pour faire de faux espoirs ?
Quelle malédiction s'était abattue sur elle ? Elle en était réduite à subir cette fan-attitude. Cette Amour pour Eux, qu'elle endurait jour après jour, cet Amour dont elle jouissait avant, cet Amour qui la faisait vivre. Trop d'amour tue l'amour ? Oui. Dans son cas oui. Cet Amour était en train de la détruire. Cet Amour la conduisait à sa perte.
Deuxième entaille. Puis une troisième. Former un H.
Hotel ? Non,
Hilfe.
Les lettres se tracèrent les unes après les autres, jusqu'à former ce mot. Ce mot qui illustrait sa situation, montrait sa détresse. Peut-être viendrait-Il la sauver ?
Rette Mich ? Non. Non, bien sûr que non. A quoi bon se faire des illusions.
Souffrir. Avoir mal pour oublier. Avoir mal pour évacuer. La douleur soigne la douleur. Elle n'a aucun autre remède sauf elle-même. Les oublier. Oublier d'être fan. Oublier de les aimer. Oublier qu'ils étaient sa raison de vivre. Donc oublier de vivre, arrêter de vivre. Car vivre sans Eux, non. Elle le savait, elle n'y arriverait pas. Putain de dépendance. Putain de malheur. Putain de drogue. Se consumer... A cause d'Eux. S'évaporer. S'enfuir au pays du Bonheur, là où Ils n'existent pas, là où on recommence une nouvelle vie.
« Hilfe. »Ce furent ses dernières paroles.
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Encore un OS qui se finit mal. Mais j'avais besoin de l'écrire. Toi tu le sais mon amoureuse </3
J'espère qu'il est bien quand même...
EDIT =
Waaaah putain.
____________________Un Special Thanks.
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